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"Pour un oeil, les deux yeux.; pour une dent, toute la gueule" Paul Vaillant-Couturier
NOM Le Pen
PRENOM Jean dit Jean-Marie
PROFESSION milliardaire
ACTIVITE fasciste
SIGNE DISTINCTIF borgne (de quel oeil ?)
MOTS CLES argent, extrémisme, mensonge, violence
Vous croyez connaître Le Pen ? A voir :
20/06/1928 naissance à La Trinité-sur-Mer (Morbihan) de Jean Le Pen, qui deviendra Jean-Marie sur le conseil de sa première épouse Pierrette pour plaire à l'électorat catholique.
1944 «Je suis devenu anticommuniste à 16 ans. J'avais été révolté par le comportement de certains justiciers à la Libération. Chez nous, les communistes étaient des paresseux, chômeurs professionnels, des ratés, des aigris.» (cité par l'Express du 2/05/2002)
29/04/1948 première trace de bagarre (Libération, 27/04/2002)
06/1948 bagarre (Libération, 27/04/2002)
1949 président de la "Corpo" de la faculté de Droit
02/1950 "il passe la nuit au poste pour avoir frappé le personnel de cabarets parisiens" (Libération, 27/04/2002)
03/04/1951 "au lendemain d'une nuit de bagarre avec des étudiants de l'Unef, Le Pen pénètre ivre dans une église d'Aix-les-Bains où il insulte le prêtre, les fidèles et les policiers qui l'embarquent" (Libération, 27/04/2002)
1953 engagement en Indochine, le temps d’une rapide préparation militaire à Saint-Maixent, qu’il accuse de marxisme car l’on passe le révolutionnaire «Potemkine» au ciné-club. Il en sort aspirant de réserve au 1er régiment étranger de parachutistes.
03/07/1954 arrivée en Indochine après la chûte de Diên Biên Phu
03/12/1955 rencontre de Pierre Poujade, papetier de Saint-Céré (Lot), qui mène une croisade populiste de petits commerçants contre l'Etat et le fisc
02/01/1956 élu député poujadiste de Paris (benjamin de l'Assemblée nationale). Rapidement Poujade l'accuse de dérives fascistes tout en le sommant de cesser sa propagande antisémite
09/1956 nouvel engagement volontaire de six mois, toujours au 1er REP, dans le cadre de l'expédition de Suez, il arrive en Egypte... quelques heures avant le cessez-le-feu et est affecté à l'enterrement des cadavres égyptiens.
11/1956 transfert en Algérie. où il avoue avoir participé à la torture (Combat, 09/11/1962)
22/02/1957 "J'ai été arrêté le 22 février 1957, vers minuit ou deux heures du matin. (...) Ils m'ont laissé deux jours sans rien me dire. Et un jour ils m'ont appelé: "Allez, c'est à vous". (...) C'est le lieutenant Le Pen qui m'interrogeait. Moi j'ai dit: "Je ne connais pas". Ils m'ont déshabillé. Il y avait une table très grande, ils m'ont attaché les poignets et les jambes et ils m'ont enlevé le tricot de peau. Je me rappelle ils l'ont mouillé, ils me l'ont mis sur les yeux, et ils ont commencé la gégène. C'était un soldat de Le Pen qui tournait la gégène. Le lieutenant recommençait: "Où sont tes amis?". Moi je disais: "Je ne suis pas un terroriste". En même temps que l'électricité, un militaire me frappait avec une brosse métallique. La deuxième fois, ils m'ont fait la baignoire. Le Pen, lui, commandait. Les soldats m'ont plongé la tête dans l'eau. Je levais le doigt, ils me sortaient la tête, et je faisais ma prière: "Dieu est grand". Et ça recommençait. Ils m'ont interrogé pendant dix-huit jours". (Mahfoud Abdelbaki, El-Manchar, Alger, 01/2000)
"El-Manchar" a également recueilli les témoignages de Cherki Ali Rouchaï, Abdenour Yahaoui, Lakhdari Khalifa, Mohamed Louli, qui viennent d'être rassemblés dans un livre de Hamid Bousselham, publié en Algérie sous le titre "Torturés par Le Pen", aux éditions Rahma. (Amnistia.net, 27/06/2000)
29/03/1958 meeting électoral poujadiste à Paris. Bagarre : "ce n'est que quelques années plus tard qu'est apparue une cataracte traumatique, laquelle, progressivement, peu à peu, m'a privé de la vue." (Le Pen sans bandeau, Jean Marcilly, ed. J. Grancher). Mais quel oeil ?
11/1958 réelu avec l'appui du Centre national des indépendants et paysans (Cnip), dirigé par Antoine Pinay et auquel appartient alors Giscard d'Estaing
1960 Front national pour l'Algérie française
09/11/1962 "Je n'ai rien à cacher, j'ai torturé parce qu'il fallait le faire." (Combat, 09/11/1962) Il précise le lendemain qu'il préfère "méthodes de contrainte" à "torture".
03/1963 création de la Serp (Société d'études et de relations publiques), spécialisée dans l'édition de disques historiques. Parmi les actionnaires un certain Léon Gaultier, ancien responsable du Parti populaire français (PPF) de Doriot, engagé en 1943 dans la Waffen SS et condamné en 1946 aux travaux forcés, dont il se sépare en 1992
1964 l'activité de la Serp se voit sévèrement critiquée par Jean-Louis Tixier-Vignancour, futur candidat à l'élection présidentielle, que Le Pen a rejoint. Tixier reproche à ce dernier d'avoir édité un disque sur un chantre de la collaboration, Philippe Henriot, et un autre sur le IIIe Reich. Sur la pochette de ce disque, qui provoque l'indignation d'associations de résistants, on lit: «La montée vers le pouvoir d'Adolf Hitler et du Parti national-socialiste fut caractérisée par un puissant mouvement de masse, somme toute populaire et démocratique, puisqu'il triompha à la suite de consultations électorales régulières, circonstance généralement oubliée.» (cité par l'Express du 2/05/2002)
12/1965 Election présidentielle. directeur de campagne de Tixier-Vignancour (5,27 %)
1965 condamnation pour «apologie de crimes de guerre» pour un disque de chants du IIIe Reich comportant des titres comme l'Hymne du parti nazi ou Vive Hitler.
14/01/1971 deux arrêts de la Cour de cassation confirment la condamnation pour «apologie de crimes de guerre»
5/10/1972 fondation du Front National : à l'approche des législatives de mars 1973, les nationalistes d'Ordre nouveau et les quelques compagnons de route de Le Pen s'unissent. Président, Le Pen, vice-président, François Brigneau, (un ancien du Rassemblement national populaire de Déat et de la Milice de Darnand), secrétaire général adjoint, Roger Holeindre (para rallié à l'OAS), trésorier, Pierre Bousquet, (engagé dans la division Charlemagne de la Waffen SS sur le front de l'Est).
Il y agrège petit à petit les tendances les plus radicales de l'extrême droite : les nationalistes révolutionnaires (François Duprat), le groupuscule néo-nazi de la Fane !Marc Fredriksen), le Mouvement nationaliste révolutionnaire (Jean-Gilles Malliarakis), la mouvance «solidariste» (Jean-Pierre Stirbois et Marie-France Stirbois), puis, dans les années 80, les catholiques traditionalistes (Bernard Antony), les cadres issus de la Nouvelle Droite, passés par le Grece (Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne) ou le Club de l'Horloge (Jean-Yves Le Gallou, Bruno Mégret, Jean-Claude Bardet).
11/72 publication du programme du FN dans Le National. Gérard Longuet, ancien dirigeant d'Occident - mouvement de droite nationale française -, et futur président du Parti républicain aurait largement participé à sa rédaction. Dans ce programme, le FN incarne la droite sociale populaire et nationale. On y souhaite le démantèlement du «tout-Etat» - du secteur public entre autre. Il y a une orientation nationale-populiste ; le programme défend les intérêts catégoriels - petit commerce. La corrélation entre la présence des immigrés et le chômage n'est pas suggérée - le thème de l'immigration n'est pas dominant. Par ailleurs le programme soutient les régimes pro-américains, les dictatures en Espagne, Grèce, Portugal ; il prône l'anticommunisme et se place pour la défense des «corps sains» de la nation (armée, police...).
04/03/1973 Elections législatives. FN = 108 000
05/05/1974 Election présidentielle (1er tour). Le Pen = 190 921
01/1976 Hubert Lambert, fils du fondateur des Ciments Lambert, signe un testament en faveur de Le Pen et meurt peu après à l'âge de 42 ans. Héritage estimé à environ 30 millions de Francs (plus de 90 millions d'aujourd'hui), comprenant le château de Montretout, à Saint-Cloud (superbe hôtel particulier de 365 m2 et 11 pièces, dans un parc arboré de 4 800 m2, avec dépendances. «Je crois qu'elle est évaluée aujourd'hui à 10,5 millions de francs», avance son propriétaire. Un chiffre que les agences spécialisées de Saint-Cloud multiplient volontiers par deux ou trois). La succession sera réglée à l'amiable avec la famille, après un début de procès.
1978 mort dans un attentat non élucidé de François Duprat, historien négationniste
1981 Jean-Pierre Mouchard, dit François Beauval ouvre un compte à l’UBS de Genève, N° 386.047.00 W, où Jean-Marie Le Pen a accès par procuration. En 1986, ce compte affichait 600 000 francs suisses. (voir plus bas : 24/04/2002, Les réseaux de Le Pen en Suisse)
05/1981 Election présidentielle. Le Pen est absent du scrutin, faute d'avoir réuni les 500 parrainages d'élus.
03/11/1981 achat de la deuxième maison de La Trinité-sur-Mer (Morbihan) au nom de sa fille Marie-Caroline pour éviter d'alourdir son ISF
11/09/1983 Election municipale partielle à Dreux : Jean-Pierre Stirbois (FN) obtient 16.5 % des suffrages et constitue avec la droite locale une liste d’union qui permet à 4 candidats du FN d’être élus au deuxième tour. Bernard Pons, secrétaire général du RPR approuve l’accord réalisé à Dreux pour battre l’alliance socialo-communiste.
10/1983 rencontre de Le Pen avec Raymon Barre qui qui se justifie en disant que les électeurs du FN "sont des Françaises et des Français dont l’opinion s’exprime et que nous n’avons pas le droit de traiter comme des nazis, des fascistes ou autres" (cité par Bihr A., Pour en finir avec le FN, Paris, Syros, 1992, p. 213)
1984 divorce mouvementé avec sa première épouse, Pierrette, à qui il coupe les vivres. et qui ira jusqu'à poser nue, déguisée en soubrette, dans Playboy en 1986
13/02/1984 «l’hégémonie soviétique connue, mais aussi hégémonie tenant en particulier au monde islamo-arabe, qui progressivement sont en train de coloniser la France» (L’Heure de vérité)
13/02/1984 «Les juifs ne doivent pas être plus protégés que les Bretons... S'il doit y avoir une protection supérieure, c'est à l'égard des Français.» (L’Heure de vérité)
13/02/1984 «L'explosion démographique du monde islamo-arabe est en train d'envahir et de coloniser notre pays.» (L’Heure de vérité)
13/02/1984 «La légalisation de l'avortement a été dans notre pays une régression de plusieurs siècles et peut-être de plusieurs millénaires.» (L’Heure de vérité)
20/10/1985 allusion antisémite en parlant de quatre journalistes (Jean-François Kahn, Jean Daniel, Ivan Levaï et Jean-Pierre Elkabbach) dans un discours à la fête Bleu-blanc-rouge pour lequel il sera condamné malgré des recours jusqu'en cassation
28/10/1985 Arrêt de la cour d’appel d’Amiens relaxant les responsables du Courrier Picard poursuivis en diffamation par Le Pen pour l’avoir accusé de constituer « en permanence une incitation au racisme » et «une provocation à l’antisémitisme ou au nazisme»
03/1986 élu député (à la proportionnelle) avec un groupe de 35 députés. il dépose une proposition de loi d'amnistie fiscale (Dossiers du Canard, L'enfer du fisc, 1999)
11/03/1986 Jugement du tribunal d’Aubervilliers sur le discours à la fête des «bleu blanc rouge» attaquant J.-F. Kahn, J. Daniel, I. Levaï, J.-P. Elkabbach et Mgr Lustiger
27/03/1986 Arrêt correctionnel de la cour d’appel de Lyon relaxant les responsables de la fédération du Parti socialiste poursuivis en diffamation par Le Pen et le FN à la suite d’un communiqué dans lequel ils accusaient l’extrême droite d’incitation à la haine et au racisme
09/07/1986 Arrêt de la cour d’appel de Paris du 9 juillet 1986 confirmant le jugement du 11/03/1986 du tribunal d'Aubervilliers
06/05/1987 Sida : «Les sidaïques en rerspirant du virus par tous les pores, mettent en cause l'équilibre de la nation. (...) Le sidaïque est contagieux par sa transpiration, sa salive, son contact. C'est une espèce de lépreux.» (Antenne 2)
18/05/1987 clôture du compte à l’UBS de Genève, N° 386.047.00 W. «Cette somme (600 000 francs suisses) cautionne un prêt fait à la société de disques de Le Pen», expliquait alors Jean-Pierre Mouchard au Journal de Genève. «Sur un relevé en notre possession dix placements sont gérés sur ce seul compte, soit au minimum 20 millions de francs français.(...) Le Pen est au moins dix fois milliardaire en Suisse. Pour lui, ce n’est pas Français d’abord, c’est franc suisse d’abord!» (Guy Konopnicki) (voir plus bas : 24/04/2002, Les réseaux de Le Pen en Suisse)
13/09/1987 Chambre à gaz : «Je me pose un certain nombre de questions. Je ne dis pas que les chambres à gaz n'ont pas existé. Je n'ai pas pu, moi-même, en voir. Je n'ai pas étudié spécialement la question. Mais je crois que c'est un point de détail de l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale.» (Grand Jury RTL-Le Monde)
28/01/1988 Arrêt de la cour d’appel de Versailles à la suite des propos de Le Pen considérant l’existence des chambres à gaz comme «un point de détail» (Le grand jury TL- Le Monde du 13 septembre 1987)
03/02/1988 Arrêt de la cour de cassation rejettant le pourvoi de Le Pen contre l'arrêt de la Cour d'appel de Paris du 09/07/1986
1988 campagne électorale : "libérer les français de l'esclavage fiscal" (Dossiers du Canard, L'enfer du fisc, 1999)
24/04/1988 Election présidentielle (1er tour). Le Pen =
JM Le Pen déclare qu'après le premier tour des présidentielles, il a rencontré Jacques Chirac chez Guillain de Bénouville, pour négocier le soutien du Front national en sa faveur pour le second tour. Chirac nie, mais Pasqua confirme. 4 376 742
01/05/1988 Le Pen invite les militants du Front National à voter non directement pour Jacques Chirac, mais "contre" François Mitterrand, contre l'avis de Jean-Pierre Stirbois et Roland Gaucher.
"C'est dans ces circonstances que j'eu chez Jean-André Faucher un dîner en compagnie de Roland Dumas. Cette rencontre a été signalée dans le livre d'Emmanuel Faux, Thomas Legrand et Gilles Perez "La Main droite de Dieu - Enquête sur François Mitterrand et l'extrême-droite".
Dans ce récit, on peut lire : " Roland gaucher fournit d'emblée une précieuse indication à son interlocuteur : "Il n'y a aucun risque pour que je vote un jour pour un gaulliste, Chirac ou un autre". Et d'expliquer que la stratégie mise au point par Jean-Pierre Stirbois et son équipe consiste à faire voter en sous-main pour François Mitterrand ". (Roland Gaucher, Unité radicale, 04/02/2002)
12/06/1988 Elections législatives. Scrutin majoritaire. Les candidats du FN devancent ceux de la droite traditionnelle dans 124 des 555 circonscriptions
Un seul siège de député FN : Yann Piat (Var) qui adhère quelques semaines plus tard au groupe UDF. Filleule de Le Pen, elle est exclue du Front national en octobre 1988 et assassinée le 25/02/1994 à Hyères.
17/08/1988 Olivier Messaoud, 21 ans, est tué à Saint-Ambroise (Gard) par un patron de bistrot. soutenu par un comité de défense animé par le FN (libéré un mois après)
02/09/1988 Durafour-crématoire : «Monsieur Durafour et Dumoulin, obscur ministre de l'ouverture dans laquelle il a d'ailleurs immédiatement disparu, a déclaré : nous devons nous allier aux élections municipales, y compris avec le Parti communiste, car le PCF, lui, perd des voix tandis que l'extrême droite ne cesse d'en gagner... M. Durafour-crématoire, merci de cet aveu.» Réunion des cadres FN au Cap-d'Agde
01/10/1988 Le Pen nomme Bruno Mégret directeur général du parti, Carl Lang ayant succèdé à l'ancien leader et organisateur de l'aile radicale du FN, JP Stirbois, mort accidentellement.
10/12/1988 Mabrouk Merabet, 27 ans, abattu par un patron de bistrot sympathisant du FN à Arandon (Isère). Le 22 décembre 1989, l’assassin bénéficie d’un non-lieu pour légitime défense, par la cour d’appel de Grenoble
1989 création de l'Institut de formation nationale (IFN), association loi 1901 créée qui forme cadres et élus du parti, d'abord domicilié dans l'appartement parisien de Mégret, puis transféré au siège du FN en 1995. Cet organisme a obtenu l'agrément de la Direction générale des collectivités locales (DGCL) en 1994 et bénéficie donc de l'aide des collectivités locales pour financer ses stages (bénéfice de 758 820,27 F en 1995) (Libération, 11/12/1998)
11/10/1989 Pourvoi de Le Pen rejeté par la cour de cassation sur ses propos du 13 /09/1987 jugés par la Cour d'appel de Versailles le 28/01/1988
29/03/1989 Arrêt de la cour d’appel de Paris contre les propos de Le Pen au cours de l’émission « L’Heure de vérité » du 14 février 1984
11/08/1989 Les juifs : «Les grandes internationales, comme l'internationale juive, jouent un rôle non négligeable dans la création d'un esprit antinational.» (Présent)
26/08/1989 Droits de l'homme : «La Déclaration des droits de l'homme est la mère de tous les grands mouvements totalitaires du XXe siècle, car très rapidement, l'aspiration à l'humanisme et à l'humanitarisme débouche sur la terreur.» (La Trinité-sur-Mer)
12/1989 Marie-France Stirbois est élue, lors d'une législative partielle, députée d'Eure-et-Loir (61,3%). Elle sera la seule élue FN au Palais-Bourbon jusqu'en 1993.
11/01/1990 Jugement du tribunal de grande instance de Nanterre pour assertion « coupablement choquante et en elle-même intolérable» et «atteinte très grave au souvenir, au respect et à la compassion dues aux survivants du génocide et de leurs familles».
23/05/1990 Deuxième jugement du tribunal de grande instance de Nanterre sur le même sujet
25/05/1990 Abdelkader Ferrar, 22 ans, tué à coups de couteau par un buraliste, sympathisant du FN, à Aramont, près d’Avignon. Assassin inculpé d’homicide involontaire et incarcéré
20/06/1990 Jugement du Tribunal de grande instance de Toulon relaxant Roger Hanin et le directeur du journal qui avait publié à propos du FN : «ses dirigeants ne sont pas seulement des fascistes mais aussi de véritables nazis»
11/1990 Le Pen rend visite à Saddam Hussein en pleine guerre du Golfe, et il accepte d'entériner l'annexion du Koweït ; il refuse de considérer comme des otages les Français retenus par l'Irak.
25/02/1991 Arrêt de la cour d’appel d’Aix-en-Provence confirmant le jugement de Toulon
18/03/1991 Arrêt de la Cour de Versailles du 18 mars 1991 confirmant la décision du tribunal de grande instance de Nanterre
31/05/1991 remariage avec Jeanne-Marie Paschos, dite Jany, "mondaine de 69 ans, habituée de la jet-set, née d'un père d'origine grecque marchand de tableaux, flambeur invétéré, et d'une mère hollando-bretonne protestante (...) qui préside l'association SOS Enfants d'Irak" : «Les braves gens du Front, quand je les embrasse, j'oublie complètement qu'ils sont moches» (Libération, 26/04/2002)
Egalement présidente d'honneur de plusieurs associations de défense des animaux (Le Monde, 19/03/2002), Jany possède un petit bijou. «Une vieille Rolls-Royce, que je l'adjure de vendre, parce qu'on ne la sort jamais» selon Le Pen (L'Express, 28/03/2002)
29/02/1992 rencontre secrète à Saint-Raphaël, en compagnie d'Alain-Gérard Georgi-Samaran, délégué du FN au Paraguay et en Argentine, de Le Pen avec Armando Nano qui gère une imposante fortune dans les Caraïbes et en Amérique latine depuis sa propriété installée dans la microscopique république antillaise de Saint-Vincent. En décembre 1996, deux magistrats italiens du pool «Mani pulite» font procéder à plus d'une centaine de perquisitions chez les proches et les hommes de paille d'Armando Nano, condamné ensuite à quatre années de prison en première instance pour escroquerie (une société contrôlée par Nano mettait en vente des parts d'une carrière de marbre noir au Pérou, en promettant un gain de quarante dollars pour une mise de un dollar).
La petite république d'opérette de Saint-Vincent, dont Nano est l'un des banquiers en vue, vient d'être accusée par le Département d'Etat américain de servir de plaque tournante au blanchiment de l'argent de la drogue. De même les anciens dirigeants du Paraguay protecteurs de Nano étaient-ils dans le collimateur des services antidrogue des USA. (Le canard enchaîné, 22/04/98)
12/03/1993 la cour d’assises du Var condamne à 8 ans de réclusion Emilien Bonnel, militant FN, qui a tué Abdallah Moktari 25 ans
21/03/1993 Elections législatives (1er tour). FN = 3 152 543
23/03/1993 Finalement, Savastano se fait coincer par le président à propos d'une discussion au téléphone qu'il a eue le 23 mars 1993 avec le maire (UDF) d'Aix-en-Provence, Me Joissains. Dominique Bréjoux lit ce que disait alors Savastano pour rassurer ses amis politiques: "J'étais dans l'appartement avec Le Pen, il y a un mois, et on a pris des accords!" Des accords pour faire battre Yann Piat et "aider" Mégret, précise-t-il. La salle d'audience retient son souffle. A la barre, le VRP de Fargette finit par lâcher: "Ça s'est passé à Nice, avec Fratani (attaché parlementaire de Tapie, NDLR)... On a rencontré Peyrat (le maire de Nice, à l'époque dirigeant du FN, NDLR) puis Le Pen est arrivé, un accord a été passé." (Compte -rendu du procès sur l'asassinat de Yann Piat, L'Humanité, 15/05/1998)
06/1993 condamnation par la cour d'appel de Paris à 10 000 F (1 500 euros) d'amende pour «Durafour-crématoire»
14/06/1993 débouté par le TGI de Nancy après qu'un comité antifasciste l'eut traité de «fils naturel d'Hitler»
05/1994 Au moment même du génocide rwandais, Le Pen confie la direction du DPS (Département Protection Sécurité du FN) à Bernard Courcelle qui lui a été présenté par le commissaire Charles Pellegrini, un ancien de la cellule élyséenne (comme Paul Barril).
Le capitaine Courcelle, "correspondant" de la Direction de la protection et de la sécurité de la Défense (DPSD, ex-Sécurité militaire) chargé de la surveillance des trafics d’armes et des mercenaires, est mis en disponibilité en 1985 pour entrer dans la société d’armements Luchaire (impliquée dans la livraison d'armes en Tchétchénie, Croatie et Iran), tout en conservant son habilitation confidentiel-secret-Défense. De mai 1990 à mai 1994 il est chargé de la surveillance les "œuvres d’art" du musée d’Orsay dont la conservatrice ést une certaine Anne Pingeot, mère de Mazarine. A ce titre, il assure la protection de ces dames et même il précise : "Je m’occupais de préparer les visites, souvent impromptues, de François Mitterrand à Anne Pingeot" (L’après Le Pen, Michaël Darmon et Romain Rosso, Seuil,1998 et interview à Rivarol, 5/02/1999.)
Il professionalise le service d'ordre du FN dont il restera le chef jusqu'au début 1999, année au cours de laquelle le DPS sera l'objet d'une commission d’enquête parlementaire.
12/06/1994 Elections européennes. FN =
11 députés européens 2 044 623
21/02/1995 Ibrahim Ali, 17 ans, Français d’origine comorienne, est tué par balles par des colleurs d’affiche du FN, à Marseille
1995 Alexandre Hébert (franc-maçon, membre de la Libre-Pensée et secrétaire de l'UD-FO de Loire-Atlantique de 1947 à 1992 avant de transmettre ses fonctions à son fils, Patrick), ami de Robert Hersant et de Le Pen, participe à une délégation de l’exécutif du Parti des Travailleurs auquel a appartenu Jospin (Ex-Organisation communiste internationaliste) apportant son soutien à Chirac à la veille de l’élection présidentielle en compagnie de Pierre Boussel dit Lambert.
Alexandre Hébert s'est ensuite 'exprimé dans les colonnes de l'hebdomadaire de Jean-Marie Le Pen, "Français d'abord". Martial Bild, rédacteur en chef du magazine officiel du FN: «Nous sommes dans un système où le politiquement correct règne. Des personnages tels qu'Alexandre Hébert ne peuvent s'exprimer nulle part. Parce que nous sommes incorrects politiquement, nous lui avons donné la parole» (Libération du 9 octobre 1999,Français d'abord N°305)
23/04/1995 Election présidentielle (1er tour). Le Pen = 4.573.252
01/05/1995 Brahim Bouarram, mort noyé dans la Seine le jour du défilé du FN. Trois jeunes au crâne rasé sont mis en garde à vue
06/1995 Bruno Mégret échoue de peu contre le candidat socialiste à Vitrolles. Mais Toulon, Orange et Marignane se donnent une municipalité FN à la faveur de triangulaires. L'épouse de Bruno Mégret est ensuite élue maire de Vitrolles à la faveur d'une consultation partielle, son mari étant provisoirement inéligible
28/06/1995 condamnation par le tribunal administratif de Paris à s'acquitter de l'impôt et des pénalités de retard, soit 1,4 millions de francs, pour les années 1978, 1979,1980 et 1981 (revenus de placements en bourse d'un montant de 754.361 francs en 1979 et 391.489 francs en 1980, revenus d'origine indéterminée pour un montant de 591.500 francs, dont 587.500 francs versés en espèce sur son compte bancaire, revenus fonciers correspondant au loyer dérisoire versé pour la location de son pavillon à Saint-Cloud pendant 4 ans, consenti... par la SCI dont les deux époux Le Pen détenaient la quasi-totalité des parts (Marianne, 1998, Dossiers du Canard, L'enfer du fisc, 1999)
09/1995 «Que ton âme s'en aille au pas de parade des légionnaires, va Jean-Claude, va mon ami, mon camarade !» JM Le Pen aux obsèques de Jean-Claude Poulet-Dachary, avant d'entonner le chant d'adieu des légionnaires, repris en choeur par les militants (Michel Henry, Il aimait les hommes, le FN, les curés et l'armée, Libération, 8/12/2004)
11/09/1995 condamnation à dix-huit mois de prison ferme pour escroquerie et exercice illégal de la profession de banquier de Laurent Mirabaud, responsable de la société financière, Mirabeau Finances Ltd domiciliée sur l'île de Man. "Lors de son procès, son amitié avec Jeanny et Jean-Marie Le Pen a été évoquée..." ('Les Filières noires', page 187.)
1996 La Résistance : «Le général De Gaulle était-il plus courageux que ne l'était le Maréchal en zone occupée ? Ce n'est pas sûr. C'était plus facile de résister à Londres que de résister en France. Ah oui, beaucoup plus.» (La Une)
09/03/1996 Grosse colère de Jean-Marie Le Pen contre les policiers chargés de sa protection qui ont embouti, avec leur R25, la Rolls Royce Silver Shadow (appartenant à sa femme) avec laquelle il s'amusait sur la route de Versailles. (Le Canard enchaîné 20/03/96)
20/03/1996 Droits de la femme : «L'affirmation que votre corps vous appartient est tout à fait dérisoire. Il appartient à la vie et aussi, en partie, à la nation.» (Le Parisien)
13/04/1996 Menace : «Députés et politiciens peuvent partir pacifiquement tant qu'il en est encore temps (...) Je ne suis pas certain que, en des temps futurs, ils en auront le loisir tant la colère légitime du peuple sera exigeante.» (Meeting à Paris)
01/05/1996 Immigration : «Ce phénomène angoissant nous impose ses coutumes, ses moeurs, sa religion et nous vole nos âmes (...) La marée de l'immigration va nous submerger après nous avoir ruinés.» (Paris)
01/05/1996 Guerre civile : «La politique de la ville qui consiste à privilégier les étrangers et, parmi eux, les plus marginaux, est en train de mettre en place les prémices de la guerre civile.» (Paris)
23/06/1996 Football : «Je trouve artificiel de faire venir des joueurs de l'étranger et de les baptiser équipe de France. (...) La plupart des joueurs français ne savent pas ou ne veulent pas chanter "la Marseillaise" (...) Je constate que la plupart d'entre eux restent bouche bée, quelques fois mêmes, pour certains, le visage hostile.» (Saint-Gilles, Gard)
31/08/1996 Guerre ethnique : «Oui ou non, veut-on pour demain une société multiraciale dont on doit savoir qu'elle débouchera inéluctablement sur une fracture, puis sur une guerre ethnique ?» (La Grande-Motte, Hérault)
14/09/1996 Décadence : «C'est certain, il n'y a que le FN qui puisse arracher le pays à la décadence (...) Il y a un moment où tout cela va s'arrêter et là, ce sera la révolution. Vous devez vous y préparer parce qu'à un moment donné les structures vermoulues de notre système vont s'écrouler.» (Saint-Cloud)
29/09/1996 RPR-Juppé : «Alain Juppé vit dans la corruption, par la corruption et pour la corruption. Il dirige une association de malfaiteurs, une longue liste de corrompus du RPR. Je prends l'engagement devant le peuple français que, quand le FN sera au pouvoir, tous ces malfrats, tous ces bandits devront non seulement rendre des comptes mais rendre gorge.» (Fête Bleu-Blanc-Rouge)
09/09/1996 «Races» : «Oui, je crois en l'inégalité des races. (...) Aux Jeux olympiques, il y a une évidente inégalité entre la race noire et la race blanche, c'est un fait. Je constate que les races sont inégales. C'est une banalité.» (Europe 1)
11/1996 Le Pen et le général russe Alexandre Lebed ont été invités en novembre au Congrès des ultra-nationalistes roumains du Parti de la Grande Roumanie (PRG). En avril dernier le président du PRG, Corneliu Yadim, avait souhaité au FN de "remporter les prochaines élections législatives et présidentielle, ne serait-ce que pour la réalité douloureuse et inadmissible de trouver aujourd'hui 1500 mosquées dans la France chrétienne." Le vice-président du FN, Dominique Chaboche, a récemment affirmé que sa formation et le PRG sont "idéologiquement liés." (Le Midi libre 20/8/97)
11/11/1996 "Je suis vraisemblablement le dernier gaulliste de la politique française" (Le Pen, Der Spiegel).
1997 condamnation à verser un franc à Ras l'Front qu'il avait qualifié de «mouvement de tueurs de flics»
25/05/1997 Elections législatives (1er tour). FN =
Seul Jean-Marie Le Chevallier, le maire de Toulon, est élu député FN. Son élection est invalidée en février 1998. 3 783 623
21/10/1997 Annulation par la cour d'appel de Nancy du testament (500 000 F) de 1994 de Henri Bussière, connu pour avoir souffert de troubles psychiatriques, qui avait déclaré vouloir léguer ses biens au Front National, le secrétaire financier du parti lui ayant alors indiqué qu’il fallait verser l’argent à Le Pen et à lui seul. . Condamnation de Le Pen (aux dépens), qui doit verser 5 000 F à la soeur du défunt
17/02/1997 Confirmation par la cour d’appel de Rouen de l’arrêt de la cour d’appel de Paris déboutant Le Pen, non diffamé par Michel Rocard disant que Le Pen avait pratiqué la torture en Algérie
05/12/1997 déclaration à Munich : «sur un livre de 1 000 pages, les camps de concentration occupent deux pages et les chambres à gaz 10 à 15 lignes. Cela s'appelle un détail». (condamnation et levée de son immunité parlementaire par le parlement européen)
26/12/1997 Condamnation par jugement de référé du TGI de Nanterre à payer des dommages et intérêts aux parties civiles et à 300 000 francs de consignation pour la publication du jugement dans la presse à propos de ses déclarations de Munich sur le «détail» («J’ai dit et j’ai redit, au risque d’être sacrilège, que les chambres à gaz sont un détail de l’histoire de la seconde guerre mondiale»)
02/1998 invité d’honneur de l’ambassade d’Iran à Paris à l’occasion du 19e anniversaire de la révolution islamique, J.-M. Le Pen a déclaré: « J’y ai été reçu comme un prince en son domaine » (Libération 12/02/98).
15/03/1998 Elections régionales. FN = 3 261 174
20/03/1998 Le FN contribue à l'élection de présidents UDFou apparentés dans cinq régions : Jean-Pierre Soisson (Bourgogne), Jacques Blanc (Languedoc-Roussillon), Charles Baur (Picardie), Charles Millon (Rhône-Alpes) et Bernard Harang (Centre), le seul qui démissionne aussitôt.
28/04/1998 rejet de l'appel interjetté par Le Pen contre le jugement du 27/06/1995 à propos de ce qu'il doit aux impôts : 1,4 millions de francs (Marianne, 1998, Dossiers du Canard, L'enfer du fisc, 1999)
12/05/1998 "Les relations particulières de Le Pen avec l'argent, son attirance pour le luxe surtout, n'étaient plus un secret pour personne depuis longtemps. (...)
Il a donc fallu attendre la crise pour que les langues se délient, pour que nous apprenions combien cette dérive était allée loin, puisqu'un arrêt de la Cour administrative d'appel de Paris du 12 mai 1998 a même établi qu'à une époque certains dons versés par des militants au Front national arrivaient en réalité sur le compte personnel de Le Pen. Et bien qu'il ait prétendu le contraire, il n'a pas convaincu la justice. L'argent n'était donc pas seulement pour lui un instrument de sa domination à l'intérieur du parti, mais aussi un but en soi." (Bruno Mégret, Le chagrin et l'espérance. Les dérives suicidaires)
12/1998 José Péruga, conseiller municipal de Frontignan (Hérault) : Le Pen cautionne «un système népotique et une exploitation honteuse des militants», Les «courtisans» de Le Pen «ont droit à tous les égards», et en particulier deux de ses filles, Yann, l'épouse de Maréchal, et Marine, salariées par le FN «23 000 F par mois» l'une, «30 000 F net par mois» l'autre. (Libération, 3/12/1998)
05/12/1998 crise du FN Le Pen-Mégret. Fonds reçus de l'Etat : 35.566.543 F en 1997, 41.137.430 F en 1998, et près de 300.000 F, grâce à l'élection d'un député, Jean-Marie Le Chevallier, même si cette élection a par la suite été invalidée. Chacun des deux camps mobilise ses avocats dans l'espoir d'obtenir le contrôle de l'argent versé par l'Etat, des cotisations (plus de 9 millions de F en 1997), voire du siège du parti, à Saint-Cloud, auxquels s'ajoutent l'appellation et le logo du FN, atout majeur dans la bataille politique qui s'annonce entre lepénistes et mégrétistes. Terrains et constructions propriété du FN étaient évalués en 1997 à plus de 34 millions de F. Le Pen affirme que Serge Martinez a dépensé pour a location des locaux que les mégrétistes occupent à Asnières 350.000 F, ce qui le rend "sanctionnable par les commissions de surveillance de la vie politique". Il estime d'autre part que M. Mégret dépense actuellement un million de F par mois pour sa protection rapprochée. (AFP, 18/12/1998)
10/12/1998 Accusation à France Inter contre Mégret de : «mener depuis plusieurs mois, peut-être même plus, une action de subversion, de séduction et d'intrigue auprès des élus grâce à un organisme qui s'appelle l'Institut de formation nationale (IFN), qui est assez bien doté financièrement et qui permet d'inviter les gens dans les grands hôtels et de leur offrir à dîner».
12/1998 Serge Martinez accuse «Samuel Maréchal (gendre de Le Pen), sa femme (Yann Le Pen, ndlr), sa sœur, son frère et une amie de sa femme» d'être salariés du FN et de lui «coûter 2 159 000 francs par an, soit l'équivalent d'une année de cotisations de 21 500 adhérents chômeurs» (Libération, 11/12/1998)
19/04/1998 Pierrette Lalanne, ex-femme de Le Pen, qui ne s'était plus exprimée sur son ancien mari depuis 1986, date d'une célèbre interview - et de photos dénudées - à 'Playboy' : "Le jour où il a hérité (de la fortune de l'héritier des Ciments Lambert), il est devenu radin". L'héritage Lambert, outre la maison de Saint-Cloud estimée selon elle à 40 millions de francs, était placé en partie en Suisse, à hauteur d''au moins 6 milliards' d'anciens francs (60 MF). Quand elle avait besoin d'argent elle 'téléphonait d'une cabine publique et disait à son banquier: "Tu m'envoies huit ou dix petits nègres", un "petit nègre" correspondant à 10.000 francs.
('Vrai Journal' de Canal+)
05/01/1999 plainte déposée à Paris contre Jean Garnier et Jean-Pierre Mouchard par Carlos Miriel, qui accuse ses anciens associés d’escroquerie et d’abus de biens sociaux pour avoir payé, par l’intermédiaire d’Ecotec, la villa de Ruel-Malmaison des époux Le Pen (voir plus bas : 24/04/2002, Les réseaux de Le Pen en Suisse)
15/01/1999 Licenciement par France Télévision de Joël Bonnemaison, journaliste à FR3 Nantes, mis en examen en décembre 1998 après avoir avoué être l'auteur d'une lettre anonyme au Rédacteur en Chef de la station, l'accusant, entre autres, d'être un «dévoyé» et un «bouffon vénal». Ancien responsable local du Front National, intime avec Jean-Marie Le Pen (témoin de son mariage comme Alexandre Hébert, leader anarcho-syndicaliste de Force Ouvrière), auquel il sert de chauffeur lors de ses déplacements dans la région, Joël Bonnemaison militant à FO depuis les années 70 est rédacteur en chef d'" Ouest syndicaliste ", le journal de FO en Loire-Atlantique. Affecté en Vendée à la demande de Philippe de Villiers (Libération du 01.02.99), Bonnemaison est responsable national d'un des trois syndicats de journalistes FO, le Syndicat Général des Journalistes (SGJ), dirigé par Tristan Malle, réputé proche des trotskistes "lambertistes" du Parti des Travailleurs.
"Déjà par le passé, la rédaction a dû déplorer les agissements de M. Bonnemaison et ses manoeuvres avec le Front national", selon une pétition de la rédaction. A l'occasion de la campagne électorale européenne de 1994, Joël Bonnemaison avait par surprise reçu en direct Jean-Marie Le Pen à la place du responsable local du Front national. La direction de FR3 n'avait alors pas réagi malgré les protestations des organisations représentatives du personnel.
22/03/1999 Un fusil à pompe (à balles de caoutchouc), un revolver, cinquante cartouches, des grenades lacrymogènes, une bombe anti-agression, deux gilets pare-balles, un détecteur de radars de la police... découverts par des policiers belges lors d'une patrouille de routine dans le coffre d'une voiture utilisée par Jean-Marie Le Pen (On venait de dérober un téléphone portable par la vitre avant droit brisée d'une Peugeot 605 immatriculée en France)
A la recherche des propriétaires du véhicule, les policiers ont retrouvé plus tard dans la soirée, dans un restaurant, le président du FN, son chauffeur et son garde du corps. Ce dernier a expliqué que ces armes lui servaient à assurer la protection de Jean-Marie Le Pen, privé de son escorte policière française sur le territoire belge. Il n'aurait toutefois pas pu produire de permis de port d'armes valide, notamment pour le fusil à pompe pour lequel il est exigé en Belgique. Les trois hommes ont été emmenés au commissariat. Le Pen, qui n'avait pas sur lui sa carte de député européen, a fini par être relaxé, après avis du ministère public.
Jean-Marie Le Pen, qui se trouvait à Bruxelles pour la session du Parlement européen, riposte benoîtement que "ni la voiture ni les armes ne lui appartiennent", ce qui n'est pas vraiment la question. Le parquet de Bruxelles " examine l'opportunité de demander la levée de l'immunité du parlementaire" pour l'interroger."
13/06/1999 Elections européennes. MNR = 576 655
13/06/1999 Elections européennes. FN = 1 001 982
16/09/1999 réunion de rentrée du Comité national de vigilance contre l'extrême droite. Les représentants du MDC et du PS mettent en cause la pérennité du Comité. Selon eux, le FN et le MN ne représenteraient plus de danger électoral majeur, et il serait inutile d'observer les comportements d'extrême droite dans la société si ceux-ci ne sont plus coordonnés par une formation politique. Une analyse qui a provoqué de vives réactions des autres composantes du Comité qui s'interrogent sur les motivations profondes de ce revirement au moment où l'éclatement du FN laisse entrevoir l'existence de liens entre le pouvoir et l'extrême droite. (Source : NOTE D'INFORMATION DU RESEAU VOLTAIRE Edition du 1er octobre 1999, numéro double 204-205 )
17/09/1999 à sa demande, condamnation de sa fille Marie-Caroline (passée chez Mégret et qui gérait la Serp depuis 1992) par le tribunal de commerce de Paris à lui rembourser 516.000 francs. L'avocat de Marie-Caroline Le Pen, Eric Delcroix, évoque le salaire d'un employé de maison "mauricien" du président du FN
22/09/1999 Marie-Caroline Le Pen à France-Inter : le maître d'hôtel de son père, dans son ancienne résidence de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), entre 1982 et 1992, a été rémunéré par la Serp, soit 757.000 francs de salaires qu'elle estime "fictifs". "Mon père fait un peu ce qu'il veut. Quand il ne peut plus diriger les hommes ou quelque chose (...), il préfère les casser". C'est "ce qu'il a fait avec le FN et avec cette société" (la Serp).
2000 "En 2000, Jean-Marie Le Pen a déclaré au fisc un actif net imposable de 9 082 280 F et a payé, à ce titre, 27 000 F d'impôt de solidarité sur la fortune. Il déclare posséder un «petit» portefeuille d'actions - ce spéculateur a déjà réalisé de confortables plus-values, de l'ordre de 280 000 F en 1999 - et la majorité des parts de la Société civile immobilière du pavillon de l'Ecuyer, à laquelle Montretout appartient juridiquement. «Pour habiter ici, chez moi, l'Etat prétend me faire payer 50 000 F par mois! fulmine-t-il. Je suis en procès contre le fisc parce que je conteste les évaluations et les redressements qu'il me fait.»" (cité par l'Express du 2/05/2002)
03/2000 déclaration : «nous n’acceptons pas de voir limitées nos libertés et nos droits parce que nous ne sommes pas juifs»
10/2000 déchéance de son mandat de député européen pour avoir agressé une candidate socialiste aux législatives de 1997, faits pour lesquels il sera condamné à trois mois de prison avec sursis
07/06/2001 débouté par Cour européenne des droits de l'homme saisie pour qu'elle déclare inéquitable la procédure suivie contre lui, à Versailles en octobre 2000
05/09/2001 débouté en première instance dans le procès contre sa fille Marie-Caroline à propos de la deuxième maison de La Trinité-sur-Mer (Morbihan). Il a porté l'affaire devant la cour d'appel de Rennes (Ille-et-Vilaine).
18/10/2001 condamnation pour propos racistes de Jean-Marie Le Pen et Bruno Mégret par un arrêt définitif de la cour d'appel de Versailles, le 18 octobre 2001, avec obligation de publier cette condamnation dans trois quotidiens et trois hebdomadaires nationaux à leurs frais. (Le Monde, 5/05/2002)
15/01/2002 Parlement européen. Déclaration des intérêts financiers des députés
Je soussigné, Le Pen Jean-Marie, déclare par la présente :
A) Exercer les activités professionnels suivantes : rien à déclarer
B) Exercer les fonctions ou activités rémunérées ci-après : rien à déclarer
C) Avoir reçu, dans le cadre de mes activités politiques, les soutiens suivants (financiers, en personnel, en matériel, alloués par…) : rien à déclarer
D) Renseignements complémentaires : rien à déclarer
10/04/2002 Journal Officiel Numéro 84 (fichier Excel) : Les élus qui ont parrainé Le Pen et Mégret
18/04/2002 Interview Adar Primor, journaliste au quotidien israélien Haaretz : "Racisme : Je ne soutiens pas une théorie de la supériorité des races, mais il y a une différence entre les races (...) Le voile musulman : Il nous protège des femme laides"
21/04/2002 Election présidentielle (1er tour). Bruno Mégret (MNR) = 667 026
21/04/2002 Election présidentielle (1er tour). Le Pen = 4 804 713
24/04/2002 Les réseaux de Le Pen en Suisse (Webdo.ch) :
- Christian Cambuzat, directeur du Centre Lémanique de Revitalisation de l'hôtel Mirador du Mont-Pèlerin (VD) ("le plus grand de nos diététiciens" - cf. Gabriel Matzneff : Le dîner des Mousquetaires) gourou du traitement de l'amincissement : le nouveau look du "présidentiable", c'est lui : «Il y a certaines choses qui se font qui doivent rester secrètes, mais je peux vous assurer que j’ai assisté à des dîners en ville en présence de différentes personnalités dont les noms feraient sursauter pas mal de gens.»
- Jean-Pierre Mouchard, dit François Beauval, l'un des leaders de la vente de livres par correspondance, trésorier de Jean-Marie Le Pen Cotelec, l’association de collecte de fonds du Front national, l’un des deux actionnaires d’Ecotec SA, une société destinée à finaliser puis à vendre le brevet d’un additif qui permettrait de réduire les émanations polluantes, le second actionnaire étant le promoteur immobilier Jean Garnier, qui n’est autre que l’ex-mari de Jany Le Pen, l’épouse actuelle. Elf rachète rachète la moitié du capital d'Ecotec en décembre 1996, à l'époque d'Alfred Sirven.
- Jacques Darier, ancien directeur de la banque du même nom
- Jean-Pierre Aubert, directeur de Aubert & Cie, à Genève, condamné dans une affaire de blanchiment d'argent de la drogue, qui a quitté Genève depuis quelques années et se trouverait aujourd’hui à l’étranger «en pèlerinage religieux».
25/04/2002 campagne du 2ième tour : ouvrir des "camps de transit" pour les sans-papiers qui ne pourraient pas être expulsés, affréter un "train spécial" pour les réfugiés du centre de rétention de Sangatte et slogan "national, populaire et social" (largement usitée par le Parti national-socialiste d'Adolf Hitler)
04/2002 Selon des lois organiques de la Ve République, chaque candidat à la présidentielle se doit de déposer, sous pli scellé, au Conseil constitutionnel, une déclaration de patrimoine. Cette dernière restera confidentielle excepté pour le vainqueur qui verra la sienne rendue publique après le second tour. Le président devant également fournir un autre état de son patrimoine à la fin de son mandat.
"De tout temps, les candidats ont minimisé leurs biens mobiliers et immobiliers et de ce fait, seule une estimation peut être faite. Jean-Marie Le Pen, président et candidat du Front national et le plus fortuné de tous, possède une villa à Saint-Cloud évaluée à 3,2 millions d’euros, un portefeuille d’actions et une maison (celle de sa femme) à Rueil-Malmaison." (RFI, 10/04/2002)
05/05/2002 Election présidentielle (2ième tour) Le Pen 5 510 466
19/04/2003 "Le jour où nous aurons en France, non plus cinq millions mais 25 millions de musulmans, ce sont eux qui commanderont. Et les Français raseront les murs, descendront des trottoirs en baissant les yeux. Quand ils ne le font pas, on leur dit: 'qu'est-ce que tu as à me regarder comme ça? Tu cherches la bagarre?' Et vous n'avez plus qu'à filer, sinon vous prenez une trempe." (Le Monde, 19/04/2003)
7/01/2005 "En France du moins, l'occupation allemande n'a pas été particulièrement inhumaine, même s'il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550 000 kilomètres carrés. (...) (sur le "drame d'Oradour-sur-Glane") il y aurait beaucoup à dire. (...) Si les Allemands avaient multiplié les exécutions massives dans tous les coins comme l'affirme la vulgate, il n'y aurait pas eu besoin de camps de concentration pour les déportés politiques. (...) Ce n'est pas seulement de l'Union européenne et du mondialisme que nous devons délivrer notre pays, c'est aussi des mensonges sur son histoire, mensonges protégés par des mesures d'exception. D'où notre volonté constante d'abroger toutes les lois liberticides Pleven, Gayssot, Lellouche, Perben II." (Rivarol, 7/01/2005)
"C'est moi qui était l'agressé" (Le Pen à France Inter - 2/05/2002, 8 h 30)
Netographie :
Condamnations de Le Pen. Informations collectées par le Service juridique du MRAP
Les condamnations de Jean-Marie Le Pen. Dossier du CRIF
et sur decadi.com : Le fachoscope et nos amis de l'International Antifascist Unity
Bibliographie
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Guy Birenbaum - "Le Front national en politique", Editions Ballard, 1992.
Roger Bourderon - "Le fascisme, idéologies et pratiques", Editions Sociales/Problèmes-Histoire, 1979.
Gilles Bresson et Christian Lionet - "Le Pen, biographie", Editions du Seuil, 1994.
Jean-Yves Camus et René Monzat - " Les droites nationales et radicales en France ", Presse Universitaire de Lyon, 1992
Jean-Yves Camus (coordonné par) - "Les extrémistes, de l'Atlantique à l'Oural", Editions de l'Aube, 1996.
Jean-Yves Camus - "Le Front national, histoire et analyse", Editions Olivier Laurens, 1996.
Jean-Yves Camus - " L'extrême-droite aujourd'hui ", éditions Les essentiels Milan, octobre 1997.
Ariane Chebel d'Appolonia - " L'extrême-droite en France, de Maurras à Le Pen ", Editions Complexe, janvier 1996
Isabelle Cuminal, Maryse Souchard, Stéphane Wahnich, Virginie Wathier - " Le Pen, les mots, analyse d'un discours d'extrême-droite ", La Découverte, novembre 1998
Renaud Dély - " Histoire secrète du Front National ", Grasset, avril 1999
Caroline Fourest et Fiammetta Venner - " Le guide des sponsors du Front National et ses amis ", éditions Raymond Castells, 1998
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Valérie Igounet - " Histoire du négationnisme en France ", Seuil, mars 2000.
Guy Konopnicky - "Les filières noires", Editions Denoël, 1996.
Guy Konopnicki - " Manuel de survie au Front ", éditions Les petits libres, avril 1998.
Claudie Lesselier, Fiammetta Venner - " L'extrême-droite et les femmes ", éditions Golias, septembre 1997
Nonna Mayer et Pascal Perrineau (sous la direction de) - "Le Front national à découvert", Editions FNSP, 1996.
Jean-Christian Petitfils - "L'extrême droite en France", Collection Que sais-je, PUF, 1995.
Maurice Rajsfus - " En gros et en détail, Le Pen au quotidien 1987-1997 ", éditions Paris Méditerranée, avril 1998
Michel Samson - " Le Front National aux affaires, deux ans d'enquêtes sur la vie municipales à Toulon ", Calmann-Lévy, septembre 1997
Michel Soudais - " Le Front National en Face ", Flammarion, novembre 1996
Anne Tristan, Au Front, Editions Gallimard, 1987
Fiammeta Venner - "L'opposition à l'avortement. Du lobby au commando", Editions Berg International, 1995.
Michel Winock - "Nationalisme, antisémitisme et fascisme en France", Editions du Seuil, 1990.
Michel Winock (sous la direction de) - "Histoire de l'extrême droite en France", Editions du Seuil, 1993.
hamid Bousselham "Torturés par le pen" éditions rahma alger 2000
ouvrages collectifs
Ras l'front - " La résistible ascension du F. Haine ", éditions Syllepse, avril 1996
Golias (ouvrage collectif) - " Négationnistes : les chiffonniers de l'histoire", éditions Golias, mars 1997
Golias (Les dossiers) - " Les faussaires de l'histoire, Lyon, capitale du négationnisme ", éditions Golias, septembre 1999
ouvrages à commander ci-dessous (ou tout autre livre,disque, etc) :
decadi.com
Tuesday, December 12, 2006
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1 comment:
merci beaucoup pour ce travail de qualité.
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