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Torture pendant la guerre d'Algérie
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La torture pendant la guerre d'Algérie a été pratiqué par les deux camps (militaires français et indépendantistes du FLN et de l'ALN).
Sommaire [masquer]
1 Par l'armée française
1.1 Aveux du général Massu
1.2 La Question
2 Par l'ALN
3 Citations
4 Livres
5 Voir aussi
6 Liens externes
Par l'armée française [modifier]
Dès le premier jour du conflit, François Mauriac, se souvenant des précédents en Indochine, en Tunisie et au maroc, lance un appel qui ne sera hélas pas entendu: "Surtout, ne pas torturer" (Bloc-Notes, L'Express, 2 novembre 1954).
Le 5 janvier 1960, le journal Le Monde publie un résumé du rapport d'une mission effectuée en Algérie par le CICR. «De nombreux cas de sévices et de torture sont toujours signalés», relève l'article qui fera l'effet d'une bombe. Un colonel de gendarmerie s'est confié aux délégués: «La lutte contre le terrorisme rend indispensables certaines méthodes d'interrogatoire, qui seules permettent d'épargner des vies humaines et d'éviter de nouveaux attentats.»
Aveux du général Massu [modifier]
La torture en Algérie fut évoquée, entre autres, par le chef militaire d'Alger, le général Jacques Massu dans son ouvrage La vraie bataille d'Alger publié en 1972.
En 2000, lors d'un entretien donné au quotidien Le Monde, il déclara que « la torture n'était pas indispensable et l'on aurait très bien pu s'en passer ». Cette déclaration fait écho à l'accusation d'une jeune Algéroise, torturée pendant la guerre d'Algérie, devenue psychologue. En 2000, elle accusa le général Massu, et le général (colonel à l'époque) Bigeard, d'avoir laissé le champ libre à la torture en Algérie. Massu le reconnut, mais Bigeard réfuta l'accusation.
Selon les récentes interview d'un officier français, Paul Aussaresses, le général Massu était au courant chaque jour, de la liste des prisonniers passés à la question, ainsi que des « accidents » de parcours.
La Question [modifier]
La torture en Algérie est connue depuis les années 1950, grâce au témoignage de Robert Bonnaud, puis à celui d'un ancien torturé, directeur d'Alger Républicain : Henri Alleg. Henri Alleg publia son témoignage sous le titre La Question (Minuit, 1958). Avec La Gangrène de Bachir Boumaza, paru la même année aussi chez le même éditeur, l'ouvrage fut immédiatement censuré.
Toutes les méthodes de torture (gégène, eau, paillasse barbelée, sérum de vérité, arrachage d'ongles, brutalité, privation de sommeil, poivre dans le vagin etc…) y sont détaillées. Cet ouvrage fut censuré par le gouvernement, car mettant en cause l'armée et ses méthodes, la faisant apparaître comme la nouvelle Gestapo d'Algérie. Tout porte à croire que le gouvernement était au courant de ces méthodes, le général de Gaulle préconisant l'usage des téléphones de campagne pour parler et non « pour faire parler ». A vrai dire ces méthodes n'ont pas commencé en Algérie avec la guerre, elles existaient depuis longtemps jusqu'à constituer l'ordinaire des forces repressives de l'Algérie coloniale.
Un film mis en scène par Laurent Heynemann en 1977 reprend l'intégralité du livre, et revient sur l'affaire Audin.
Alors que l'armée torture de façon systématique de simples suspects, qu'elle n'hésite pas à enterrer vivants des vieillards et que certains combattants algériens même sous la torture préferent mourir plutôt que trahir, certains militaires français feront preuve de courage et de dignité comme le Général de Bollardière, seul officier à avoir en son temps dénoncé la torture. http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article102
Par l'ALN [modifier]
De son coté, l'ALN employa des méthodes telles que émasculation des hommes et utilisation de leur propre organe rigidifié par une tige de métal pour les sodomiser, et pour les femmes seins coupés, ventres ouverts au couteau, etc. Paul Bonnecarrère, notamment, évoque les deux dans son livre La guerre cruelle; supplétifs musulmans ou civils des mechtas fidèles à la France égorgés, émasculés, les lèvres, les oreilles et le nez coupés, femmes éventrées, massacre d’un village MNA par le FLN. Il faut noter que ces tortures ne visaient pas à obtenir des aveux en vue d'éviter de plus grands maux, mais avaient uniquement la terreur comme objectif. La torture a d'ailleurs continué dans l'Algérie indépendante, d'après Algeria Watch, et comme le souligne aussi Pierre Vidal-Naquet à la LDH. Le numéro spécial N°61 de 1957 de la revue Algérie Médicale, organe officiel de la société médicale des hôpitaux d'Alger et de la Fédération des Sciences médicales de l'Afrique du Nord, présente les efforts du corps médical français en Algérie pour réparer les mutilations faites au visage contre les Musulmans n'ayant pas suivi les consignes du FLN. En juin 1957, les victimes civiles du FLN en Algérie s'élévaient à 6075 Français-musulmans et 870 Européens. En 1962, il fallait rajouter a ce nombre, les dizaines de milliers de Harkis tués. L'anarchiste Benoist Rey dans son ouvrage "Les egorgeurs" semble estimer ce nombre très inférieur et sans commune mesure avec celui des victimes torturées par l'armée française, par l'administration coloniale et leurs partisans.
Citations [modifier]
"Je n’ai rien à cacher. J’ai torturé parce qu’il fallait le faire." Jean-Marie Le Pen dans un entretien accordé au quotidien « Combat », le 9 novembre 1962
« J’étais à Alger officier de renseignement (...), comme tel je dois être aux yeux d’un certain nombre de mes collègues ce qui pourrait être le mélange d’un officier SS et d’un agent de la Gestapo. Ce métier, je l’ai fait... » Retranscription des propos de Jean-Marie Le Pen au journal officiel français du 12 juin 1957
Livres [modifier]
"Torturés par Le Pen" sur Rebellyon.info de Hamid Bousselham édité par Rahma co-édition Rahma-Anep.
Voir aussi [modifier]
Jacques Massu, La vraie bataille d'Alger, 1972.
Jean Lartéguy, Les centurions, 1959, et Les prétoriens, 1961.
Crevette Bigeard, la méthode utilisée de dissimulation des corps
La Bataille d'Alger (film), film italien décrivant, selon Paul Aussaresses lui-même, particulièrement bien la torture en Algérie.
Liens externes [modifier]
Témoignage sur la guerre d’Algérie et ses atrocités.
Témoignages sur les exactions du FLN.
Sur le Général Maurice Schmitt.
Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Torture_pendant_la_guerre_d%27Alg%C3%A9rie »
Catégories : Guerre d'Algérie • Torture
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Tuesday, December 12, 2006
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